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de l'underground a un art a par entiere

de l'underground a un art a par entiere
Jusqu'en 1996, le mouvement est resté relativement peu connu en dehors du milieu underground. Quelques disques (GrandSlam ! en 1994) et rapports journalistiques ( about : comtemporary poetry) donnèrent au Slam une place de renégat dans la poésie contemporaine américaine. Il restait une forme d'expression minoritaire, notamment auprès des jeunes, dans les formes d'expression contemporaines. Elle fut révélée grâce à l'intérêt des journalistes Tony Award et Paul Devin qui collaborèrent avec le slameur Saul Williams. Grand champion du Nuyorican Poetry Café de Brooklyn et vainqueur de la compétition nationale de Portland en 1996, il fut mis en vedette par Tony Award dans le documentaire »Underground Voices» qui relate le championnat. Il contribua aussi à l'écriture de « SlamNation »où Paul Devin analyse la montée en popularité du Slam.
Par la suite, en 1997, Saul Williams co-rédigea le scénario du film « Slam » réalisé par Marc Levin. Celui-ci retrace l'histoire d'un ancien prisonnier qui survit en prison grâce au pouvoir de la poésie. Primé caméra d'or au festival de Cannes 1998 et grand prix du Sundance de la même année, « Slam » marque la reconnaissance du slam ou spoken word en tant qu'art à part entière.

Une conséquence immédiate est l'explosion de la popularité du Slam : la presse s'est emparée du phénomène ; CNN était présente aux championnats nationaux d'Austin en 1998 et a suivi deux équipes quelques mois auparavant, PBS aussi, et MTV parle des « Real Worlders »...
Dés lors, les agitations internes de la « Slam Family », les controverses au sujet des votes, donnent lieux à de nombreux articles. La « Slam Family » a quitté le milieu underground et devient une scène à part entière avec ses évènements et ses scandales comme le « Boston Globe Scandale » ( la journaliste et poétesse Patricia Smith rédigea des colonnes enflammées dans le Boston Globe et se vît licenciée pour fabulations, d'où un vaste débat autour de la vérité dans le travail journalistique.).
Des personnalités occupent le devant de la scène , Patricia Smith bien sûr, mais aussi Gayle Danley, Bob Kaufman, Jack McCarthy, qui obtiennent des prix à répétition lors de championnats nationaux et qui eurent une action médiatique non négligeable.

Petit à petit , le Slam se forge une identité dans les milieux musicaux et poétiques américains. Il est reconnu en tant qu'art oral , un art de représentation qui exprime toute sa force dans l'instant de la déclamation. Il est musique de part les rythmes, sonorités et intonations des poètes, lorsque les mots sont vivants en dehors de toute signification, lorsque les impressions et sensations que crée le poète deviennent messages à part entière : lorsque la violence, la rébellion, l'amour et l'injustice sont transmis dans le flot de paroles, dans le fleuve vivant que déclame le poète charismatique.
Le slam est aussi poésie de part les images dont regorgent les chansons, la poésie la moins académique qui soit. Enfin reconnu, ses influences sont plus variées que jamais : les artistes s'inspirent de rythmes hip hop, flamenco, de blues pour les mélodies ; ils décrivent la réalité de la rue, tout ce qui les frappe dans un vaste mouvement contestataire et s'attaquent à des sujets toujours plus variés ( violence, meurtres , sexualité, scandales, racisme, plagiat...).
Le Slam est devenu aux USA le lieu de la liberté d'expression absolue.
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# Posté le samedi 19 août 2006 12:07

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