Jusqu'en 1996 les divers championnats et festivals représentent les évènements majeurs de la scène slam et contribuent à sa popularisation. Ils sont organisés sur trois échelles : locale , nationale ,internationale. Ce sont des évènements démocratiques et fédérateurs, qui ressemblent beaucoup aux matchs sur rings organisés à Chicago. Les règles sont très strictes et l'ambiance oscille entre harangue, mouvements de contestation et nuée d'applaudissements.
Au sein des cités, a l'échelle locale, les poètes s'affrontent dans des cafés et cafés théâtres d'habitués. Il y a des épreuves par équipes et un concours individuel. Les juges sont choisit au hasard dans l'audience. La composition d'une équipe peut varier au cours de la soirée, le choix de ses membres est une véritable stratégie qui évolue fonction des performances des autres équipes. Si les adversaires d'une équipe ont obtenue une bonne note, l'équipe aura intérêt a faire conquérir ses meilleurs membres mais ceux-ci devront renoncer à la compétition individuelle ; les tensions montent, chaque poète doit choisir entre son intérêt individuel et l'intérêt collectif. Les soirées sont très animées et passionnantes. Les vainqueurs remportent une récompense sous forme de prime ( souvent une centaine de dollars). Le spectacle est fascinant, des spectateurs s'emportent en applaudissement et des poètes protestent contre un vote injuste.
Les cafés théâtres organisent souvent d'autres évènements : concerts, représentation théâtrales... Ils sont un lieu d'échange, d'éclectisme et de créativité très vivants. A l'image du Nuyorican poetry café à New York.
Les rencontres nationales Au niveau national, les règles de compétition sont plus strictes. Le poète ne dispose plus que de 3 minutes pour déclamer avec une période de grâce de 10 secondes. Chaque poète est considéré comme membre d'une équipe. Il reçoit un droit de vote et choisit les deux ou trois équipes qu'il juge les meilleures. Chaque équipe doit écouter toutes les autres afin que chacune soit éligible. L'ambiance est plus calme. Les équipes sont responsables non seulement du vote mais aussi de l'évolution ultérieure de la "législation" slam : elles émettent des critiques sur les règles du jeu, la validité d'un vote ( pas assez de villes présentes...) Les vainqueurs se voient récompensés par des primes pouvant atteindre 1000$.
Les championnats nationaux jouent un rôle important en ce qui concerne la renommée d'une équipe et influencent ainsi grandement le devenir des actions locales entreprises par cette équipe. Ainsi le mythique Nuyorican Poetry Slam , champion en 1996, a imposé son café théâtre comme un lieu incontournable de la scène slam américaine. Et l' Austin Poetry Slam a une action très étendue au Texas.
Globalement, si la communauté slam créée au niveau local des lieux de rassemblement qui doivent être propice à l'échange avant toute forme de compétition, le rôle des rencontres nationales n'est pas clair du tout, ce sont surtout des qualificatifs pour les rencontres internationales. Les Compétitions internationales Les « Poetry Olympics » ont lieux chaque année dans des pays où une communauté slam est très active. Ils sont organisés depuis 1996. Des qualifications sont organisées au niveau national dans tous les pays participants. Des championnats se sont déjà déroulés à Jérusalem ( octobre 1996), Hambourg (Février 1997), Johannesburg ( été 1997), Stockholm ( Octobre 1997 et octobre 1998). Les réunions sont très animées, des poètes « chauffent » la salle et des groupes discutent autour de bouteilles.
Bien que très organisées, ces compétions ne sont pas tombées dans l'académisme et conservent la convivialité des bars de leur origine. Les poètes sont souvent passionnés et déclament devant une assistance attentive avant que les votes donnent lieu a de vives manifestations ( tel ce poète s'estimant lésé qui assaillit le président du jury jusqu'à ce que celui-ci lui décerne la victoire (le lendemain). Les récompenses atteignent des montants très élevés (de l'ordre de 2000$ pour l'équipe gagnante et de 500$ pour le champion individuel) et ajoutent à l'intensité de la soirée... Si le système de vote est identique à celui des compétitions nationales, certaines règles peuvent changer au fil des ans comme celle concernant la langue. Lors des premières olympiades toutes les prestations se faisaient en anglais, puis l'IOOP a décidé de mettre en valeur le multiculturalisme qui caractérise ses rassemblements en exigeant que les représentants d'un pays s'expriment dans leur langue maternelle, une équipe s'exprimant dans une seule langue. Un pays peut avoir plusieurs représentants selon que son éventail linguistique est plus ou moins large (comme la Suisse ou Singapour).
Ainsi, le début des années 90 est une période de solidification de la « slam family » à travers ces compétitions. Durant cette période des cafés se sont imposés en tant que pépinières de poètes (Nuyorican café, Austin café...) qui alimentent les compétitions. Ces dernières sont très animées ( certains poètes vont jusqu'au strip tease, les juges passent souvent 24 heures sans dormir afin de régler des disputes...) si bien que le slam se forge progressivement une identité de « sport sanguinaire» au sein du mouvement littéraire américain. Mais les différents championnats sont ainsi l'occasion pour la communauté d'exprimer de défendre des enjeux sociaux et politiques.
Loin d'être un clan fermé, la « slam family » entend créer des débats d'idées concernant tout un chacun ; elle pourrait être rapprochée du mouvement hip hop de part ses revendications sociales : elle prône liberté d'expression et réalisme., elle chante la rue la violence et le désespoir, l'amour et les rêves aussi...
Bientôt elle intéresse les médias. La popularisation du mouvement commence avec quelques retransmissions télévisuelles comme les « Spoken Words : Unplugged » diffusés par MTV en 1992 et 1994. Elle ne fait que s'accroître.
Au sein des cités, a l'échelle locale, les poètes s'affrontent dans des cafés et cafés théâtres d'habitués. Il y a des épreuves par équipes et un concours individuel. Les juges sont choisit au hasard dans l'audience. La composition d'une équipe peut varier au cours de la soirée, le choix de ses membres est une véritable stratégie qui évolue fonction des performances des autres équipes. Si les adversaires d'une équipe ont obtenue une bonne note, l'équipe aura intérêt a faire conquérir ses meilleurs membres mais ceux-ci devront renoncer à la compétition individuelle ; les tensions montent, chaque poète doit choisir entre son intérêt individuel et l'intérêt collectif. Les soirées sont très animées et passionnantes. Les vainqueurs remportent une récompense sous forme de prime ( souvent une centaine de dollars). Le spectacle est fascinant, des spectateurs s'emportent en applaudissement et des poètes protestent contre un vote injuste.
Les cafés théâtres organisent souvent d'autres évènements : concerts, représentation théâtrales... Ils sont un lieu d'échange, d'éclectisme et de créativité très vivants. A l'image du Nuyorican poetry café à New York.
Les rencontres nationales Au niveau national, les règles de compétition sont plus strictes. Le poète ne dispose plus que de 3 minutes pour déclamer avec une période de grâce de 10 secondes. Chaque poète est considéré comme membre d'une équipe. Il reçoit un droit de vote et choisit les deux ou trois équipes qu'il juge les meilleures. Chaque équipe doit écouter toutes les autres afin que chacune soit éligible. L'ambiance est plus calme. Les équipes sont responsables non seulement du vote mais aussi de l'évolution ultérieure de la "législation" slam : elles émettent des critiques sur les règles du jeu, la validité d'un vote ( pas assez de villes présentes...) Les vainqueurs se voient récompensés par des primes pouvant atteindre 1000$.
Les championnats nationaux jouent un rôle important en ce qui concerne la renommée d'une équipe et influencent ainsi grandement le devenir des actions locales entreprises par cette équipe. Ainsi le mythique Nuyorican Poetry Slam , champion en 1996, a imposé son café théâtre comme un lieu incontournable de la scène slam américaine. Et l' Austin Poetry Slam a une action très étendue au Texas.
Globalement, si la communauté slam créée au niveau local des lieux de rassemblement qui doivent être propice à l'échange avant toute forme de compétition, le rôle des rencontres nationales n'est pas clair du tout, ce sont surtout des qualificatifs pour les rencontres internationales. Les Compétitions internationales Les « Poetry Olympics » ont lieux chaque année dans des pays où une communauté slam est très active. Ils sont organisés depuis 1996. Des qualifications sont organisées au niveau national dans tous les pays participants. Des championnats se sont déjà déroulés à Jérusalem ( octobre 1996), Hambourg (Février 1997), Johannesburg ( été 1997), Stockholm ( Octobre 1997 et octobre 1998). Les réunions sont très animées, des poètes « chauffent » la salle et des groupes discutent autour de bouteilles.
Bien que très organisées, ces compétions ne sont pas tombées dans l'académisme et conservent la convivialité des bars de leur origine. Les poètes sont souvent passionnés et déclament devant une assistance attentive avant que les votes donnent lieu a de vives manifestations ( tel ce poète s'estimant lésé qui assaillit le président du jury jusqu'à ce que celui-ci lui décerne la victoire (le lendemain). Les récompenses atteignent des montants très élevés (de l'ordre de 2000$ pour l'équipe gagnante et de 500$ pour le champion individuel) et ajoutent à l'intensité de la soirée... Si le système de vote est identique à celui des compétitions nationales, certaines règles peuvent changer au fil des ans comme celle concernant la langue. Lors des premières olympiades toutes les prestations se faisaient en anglais, puis l'IOOP a décidé de mettre en valeur le multiculturalisme qui caractérise ses rassemblements en exigeant que les représentants d'un pays s'expriment dans leur langue maternelle, une équipe s'exprimant dans une seule langue. Un pays peut avoir plusieurs représentants selon que son éventail linguistique est plus ou moins large (comme la Suisse ou Singapour).
Ainsi, le début des années 90 est une période de solidification de la « slam family » à travers ces compétitions. Durant cette période des cafés se sont imposés en tant que pépinières de poètes (Nuyorican café, Austin café...) qui alimentent les compétitions. Ces dernières sont très animées ( certains poètes vont jusqu'au strip tease, les juges passent souvent 24 heures sans dormir afin de régler des disputes...) si bien que le slam se forge progressivement une identité de « sport sanguinaire» au sein du mouvement littéraire américain. Mais les différents championnats sont ainsi l'occasion pour la communauté d'exprimer de défendre des enjeux sociaux et politiques.
Loin d'être un clan fermé, la « slam family » entend créer des débats d'idées concernant tout un chacun ; elle pourrait être rapprochée du mouvement hip hop de part ses revendications sociales : elle prône liberté d'expression et réalisme., elle chante la rue la violence et le désespoir, l'amour et les rêves aussi...
Bientôt elle intéresse les médias. La popularisation du mouvement commence avec quelques retransmissions télévisuelles comme les « Spoken Words : Unplugged » diffusés par MTV en 1992 et 1994. Elle ne fait que s'accroître.